Quinquennat Macron : les retraités et les pauvres paieront
La principale mesure sociale promise par le président pendant la campagne passe à la trappe, tandis que la rigueur budgétaire ponctionnera le pouvoir d’achat des classes moyennes inférieures et des retraités.

Emmanuel Macron est un ingrat. Les « papy-boomers » ont été 75 % à voter pour lui à la présidentielle (lire cette étude). Pourtant ce sont eux, les retraités, et pas les plus fortunés, qui porteront le poids de sa politique de rigueur budgétaire. Ceux qui touchent une pension de plus de 1 200 euros par mois verront ainsi augmenter leur CSG de 1,7 % dès le 1er janvier 2018. L’exonération progressive de la taxe d’habitation, censée toucher 80 % des contribuables, et qui avait été présentée par Emmanuel Macron comme une compensation de la hausse de la CSG pour les retraités, a été repoussée à « la fin du quinquennat ». Traduisez : aux calendes grecques.
La mesure sociale « phare » du programme de Macron pourrait-elle ne jamais voir le jour ? Probable. Mardi, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe a ainsi annoncé que la « réforme » de la taxe d’habitation serait désormais soumise à une hypothétique « concertation » – d’ici 2022, donc. Mais en attendant, les retraités devront passer à la caisse.
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