Un salariat sans subordination ?

L'autonomisation des salariés, un facteur d'efficacité économique.

Dans Le Monde Diplomatique de juillet, Danièle Linhart propose de réfléchir à la perspective d’un salariat sans subordination. Idée stimulante, si l’on admet que l’obéissance dans le travail est une source non seulement de souffrance mentale – quand il n’est plus possible de faire un travail qui ait du sens – mais aussi de passivité démocratique. Il est difficile pour un salarié soumis toute la journée, année après année, à l’arbitraire d’un patron de devenir un citoyen actif.

Il n’existe sans doute pas de modèle à suivre, comme l’indique Danièle Linhart, mais certaines expériences donnent à penser. Aux Pays-Bas comme partout, les services de soins à domicile ont subi une standardisation absurde : une intraveineuse, c’est dix minutes ; une toilette, quinze minutes ; un pansement, dix minutes… Pour permettre un suivi permanent de leur performance, les infirmières flashent après chaque visite le code-barres de l’étiquette collée sur la porte du patient et celui du produit administré.

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