Une affaire qui roule

En 15 mois, le mouvement lancé par Emmanuel Macron est devenu le parti le plus riche de France. Une opération bien menée qui a pu compter dès le début sur de généreux donateurs.

Michel Soudais  • 26 juillet 2017 abonné·es
Une affaire qui roule
© photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

Macron, c’est une entreprise qui marche. En un peu moins de quinze mois, le mouvement lancé par celui qui était encore ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique est devenu le parti le plus riche de France. Grâce à sa victoire aux élections législatives, acquise dans la foulée du succès de son candidat à l’élection présidentielle, La République en marche a touché le gros lot : environ 9 millions d’euros par an pour son score au premier tour des législatives (28,2 %) et près de 12 millions d’euros par an pour ses 309 députés. Avec un peu plus de 100 millions de financement public ainsi assuré pour les cinq prochaines années, le retour sur investissement est exceptionnel.

En présence d’un résultat aussi surprenant, la tentation est grande de conter l’épopée d’une start-up à qui la compétition électorale a souri, la success story du « banquier qui voulait être roi », comme l’annonçait le sous-titre d’une biographie un tantinet hagiographique [1]. Nombreux sont ceux à y avoir cédé depuis qu’Emmanuel Macron a traversé la cour du Louvre. Et c’est vrai que la course victorieuse d’En marche ! s’y prête. On ­rappellera

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

La résilience, boussole pour le monde à venir
Inégalités 12 juin 2026 abonné·es

La résilience, boussole pour le monde à venir

Alors que les crises sociales, démocratiques et écologiques nourrissent partout le sentiment d’impuissance, des résistances citoyennes dessinent d’autres possibles. Cécile Duflot plaide pour faire de la résilience collective une force politique capable de combattre les inégalités, défendre l’État de droit et redonner espoir face aux replis nationalistes et aux logiques de renoncement.
Par Cécile Duflot
2027 : Raphaël Glucksmann cherche sa gauche sur les terres d’extrême droite
Présidentielle 11 juin 2026 abonné·es

2027 : Raphaël Glucksmann cherche sa gauche sur les terres d’extrême droite

L’eurodéputé veut s’imposer au sein de l’espace social-démocrate en parlant à la gauche, mais pas seulement. Plus risqué, il souhaite l’emporter face à l’extrême droite en reprenant ses totems, comme la défense de la nation.
Par Lucas Sarafian
Entre la primaire et Glucksmann, les socialistes encore et toujours tiraillés
Récit 11 juin 2026 abonné·es

Entre la primaire et Glucksmann, les socialistes encore et toujours tiraillés

Olivier Faure, contesté dans son propre parti, rêve de rassembler la gauche non-mélenchoniste et d’embarquer Raphaël Glucksmann. Tandis que l’eurodéputé ne se voit pas partir sans le PS mais se rapproche surtout des opposants internes au premier des roses. Dialogue de sourds.
Par Lucas Sarafian
« Raphaël Glucksmann reconduit une ligne sociale-libérale par la timidité sociale de son programme »
Entretien 11 juin 2026

« Raphaël Glucksmann reconduit une ligne sociale-libérale par la timidité sociale de son programme »

Le sociologue et politiste Philippe Corcuff estime qu’une candidature sociale-libérale pourrait bénéficier d’un espace électoral temporaire en France. Mais considère que la social-démocratie est en crise.
Par Lucas Sarafian