L’extrême droite plurielle

Une vilenie altérophobe devient soudain plus acceptable dès lors qu’elle est dite par un « républicain ».

Ça s’est bien passé, ton mois d’août ? Moi : très bien, merci. (C’est vraiment gentil de demander.) Et, en rentrant, je suis tombé, dans un même numéro du Monde, sur deux articles dont la lecture, à quelques minutes d’intervalle, était fort édifiante. Le premier de ces papiers observait, à la page 2, que la Hongrie de Viktor Orbán est devenue, depuis quelque temps, un « repaire de l’extrême droite mondiale », où se sont déjà installées, dans le cours des trois dernières années, et par l’odeur alléchées, plusieurs folkloriques personnalités de « la “fachosphère” occidentale » – et l’intéressant, là, n’était pas tant dans l’observation de ce nouveau grégarisme de quelques fafs que dans la restitution de la logorrhée de ces misérables, qui expliquent avoir fui, en vrac, « la déferlante africaine », les « musulmans » et l’insécurité, pleine d’« enfants marocains traînant dans les rues », qui auraient, d’après un « Viking » (sic) interviewé par Le Monde, transformé Stockholm (Suède) en ville du « tiers-monde ».

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