Étudiants : l’épreuve du logement

À chaque rentrée, trouver un toit à un loyer décent est un casse-tête pour de nombreux jeunes, notamment dans les grandes villes. Et ce malgré la loi.

Un été synonyme de repos bien mérité ? Pas sûr. Pour 57 % des étudiants, c’est l’emploi saisonnier qui ponctue l’année scolaire. Et les bacheliers n’y échappent pas : ils sont 71 % à avoir travaillé durant les mois de juillet et d’août [1]. Les trois quarts y sont contraints pour se constituer une réserve d’argent et financer leur rentrée à venir. Études et budget : ces deux sujets anxiogènes pour les jeunes reviennent chaque été. Et sans doute encore plus fort cette année. Le 14 juillet dernier, outre la fête nationale, il y avait aussi les résultats de la -troisième phase d’admission post-bac (APB). Bilan : 87 000 bacheliers n’ont reçu aucune affectation dans un établissement supérieur pour la rentrée, soit presque 10 % des inscrits sur la plateforme en ligne. Une semaine plus tard, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, annonçait une baisse de 5 euros de l’aide personnalisée au logement (APL), à compter du 1er octobre. Soit 60 euros de moins sur l’année pour les quelque 800 000 étudiants qui bénéficient de cette allocation indispensable : le loyer représente en moyenne plus de 50 % de leurs dépenses mensuelles. Une charge considérable qui était censée être allégée par la loi Alur, appliquée depuis le 24 mars 2014. L’encadrement des loyers était en effet une des mesures phares de la loi pour « l’accès au logement et à l’urbanisme rénové », dont le but était de « réguler le marché, protéger les citoyens et innover pour mieux construire », selon les mots de la ministre du Logement de l’époque, Cécile Duflot. Elle visait à instaurer une fourchette (fixée par arrêté préfectoral) dans laquelle devait se situer le montant à payer pour le locataire. Vingt-huit agglomérations de plus de 50 000 habitants, considérées comme « zones tendues », étaient concernées. Les propriétaires étaient ainsi tenus de proposer des loyers allant de 30 % moins cher à 20 % de plus que le loyer médian défini sur une zone spécifique. Ce dernier étant calculé par des « observatoires locaux des loyers », autre création de la loi. Le but : plafonner des coûts devenus insupportables pour les locataires, et a fortiori pour les étudiants.

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