Les confessions d’un homme d’Église

Dans Au feu de Dieu, Walter Siti offre une troublante plongée dans les pensées d’un prêtre pédophile. Et dans la société italienne.

Pour Léo, chaque geste est sujet à réflexion. Sans parler des mots, qui lui viennent à flots dans la solitude mais peinent parfois à franchir ses lèvres en société. Lorsque le monde l’émeut, Léo bégaie. À moins que son débit tortueux ne traduise un trouble plus intime encore. Une pulsion qu’il étouffe depuis des années sous sa soutane. Prêtre jeune et brillant, apprécié dans sa paroisse, le personnage principal d’Au feu de Dieu n’est en effet pas aussi innocent ni vertueux qu’il y paraît dans le premier tiers du récit. Invitation à la relecture, le dévoilement de l’attirance du héros pour les jeunes garçons inclut celui-ci dans la comédie humaine que construit le romancier depuis Leçons de nu, son premier livre traduit en français et publié par Verdier en 2012.

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