À bas Merkel et vive le futur !

Jean-Claude Fall présente Ivresse(s), une pièce à la fois polémique et douce de l’Allemand Falk Richter, qui incarne le renouveau, outre-Rhin, de la scène contestataire.

Depuis une dizaine d’années, une nouvelle génération d’auteurs allemands cogne avec succès contre la société libérale et suscite en France une vague d’intérêt, sans doute parce que nos écrivains de théâtre ne savent pas frapper aussi directement. Nous en passons trop par les références, la culture, l’histoire, Robespierre et Victor Hugo. Marius von Mayenburg (dont on peut voir Pièce en plastique à l’Usine Hollander, à Choisy-le-Roi, jusqu’au 3 décembre, dans une excellente mise en scène de Patrice Bigel) et Falk Richter, dont Ivresse(s) arrive à Paris, ne jugent pas nécessaire de citer Spartacus ou Rosa Luxemburg. Ils tirent simplement à boulets rouges sur une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Le spectacle de Jean-Claude Fall, Ivresse(s), comprime dans un même mouvement la pièce intitulée Ivresse et des morceaux de deux autres textes, Protect me et Play loud. Avec cet auteur, on peut tout brasser dans le même shaker. Ce ne sont que des personnages qui s’interpellent, s’adressent à eux-mêmes, se chamaillent, s’étreignent, jettent dans le ciel des idées qui font des courts-circuits avec les pensées de monsieur Tout-le-monde.

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