Lucien Hervé : L’âme d’un architecte
Deux expositions sont consacrées au photographe Lucien Hervé, dix ans après sa disparition. Des images de masses et volumes où perce la figure humaine.
dans l’hebdo N° 1479 Acheter ce numéro

Deux prénoms pour faire un nom. Lucien Hervé pour László Elkán, de son vrai nom, né en 1910 dans une famille bourgeoise hongroise, à Hódmezovásárhely. Comme Andor Kertész, Gyula Halász, Endre Ernö Friedmann, plus connus sous les noms, respectivement, d’André Kertész, Brassaï et Robert Capa, il fait partie de cette génération en exil, formant à elle seule une histoire de la photographie déracinée.
Lucien Hervé, à qui la galerie Maubert, à Paris, avec une trentaine d’images, et le château de Tours, avec plus de cent soixante tirages modernes et plusieurs documents, rendent hommage, est assurément le moins connu. Son itinéraire fait récit.
À 18 ans, le jeune Hongrois quitte son Danube natal pour des études d’économie politique à Vienne, tout en prenant des cours de dessin. En 1929, il