Discriminations en hausse

Un rapport révèle une explosion du nombre de personnes, en Île-de-France, déclarant avoir été discriminées, en particulier parmi les femmes et les musulmans.

À manipuler avec précaution. » L’avertissement aurait pu être inscrit sur la page de garde du rapport « Expérience et perception des discriminations en Ile-de-France [1] », tant les conclusions qu’il contient en font un bâton de dynamite pour le tissu social. Publiée le 19 décembre, l’enquête, réalisée en 2016 par l’Observatoire régional des discriminations, montre que, sur le territoire francilien, particulièrement cosmopolite (il regroupe près d’un tiers de personnes immigrées ou issues de l’immigration), les discriminations, notamment raciales, ont explosé. Les personnes catégorisées « noires » (originaires des DOM et descendants d’immigrés d’Afrique subsaharienne) déclarent le plus haut niveau d’expériences de discrimination, avec 70 % d’entre elles qui en ont subi au cours de leur vie, et près des deux tiers au cours des cinq dernières années – à l’instar des personnes classées comme « Arabes ». Une discrimination massive et à peu près stable dans tous les domaines (accès au logement, à l’emploi…), que les auteurs qualifient de « particulièrement préoccupante ».

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