« Implanter la Corse dans le XXIe siècle… »
De meeting en meeting, entre Corte et Bastia, les nationalistes apparaissent majoritaires au sein de la jeunesse insulaire. Reportage.
dans l’hebdo N° 1481 Acheter ce numéro

On ne saurait arriver à Corte, quatrième ville corse par son importance, qui compte aussi 60 % d’étudiants, sans avoir le regard attiré par les innombrables graffitis sur tous les murs de la ville. Inévitables sont les triangles symbolisant la forme de l’île, avec une pointe en haut à droite pour le Cap Corse, accompagnés des trois lettres « IFF », que l’on peut développer en deux versions. Plus fréquemment : « I Francesi Fora », ou « Les Français dehors ». D’autres fois, plus rarement, « I Fascisti Fora », pour « Les fascistes dehors ». D’autres inscriptions fleurissent un peu partout pour commémorer les 30 ans de la disparition de « JBA », Jean-Baptiste Acquaviva, figure incontournable du nationalisme clandestin, décédé le 15 novembre 1987, armes à la main, après avoir rejoint le maquis…
À l’entrée de la faculté de droit et de sciences économiques et sociales, les militants de la Ghjuventù Indipendentista (GI, Jeunesse indépendantiste) [1], l’une des plus importantes organisations étudiantes