Le Conseil constitutionnel valide l’élection de Manuel Valls

Les sages ont rejeté le recours déposé par Farida Amrani, la candidate de la France insoumise, que l’ancien Premier ministre avait devancé de 139 voix dans la première circonscription de l’Essonne.

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Le Conseil constitutionnel, qui statuait ce vendredi sur 15 contestations des résultats des élections législatives, a validé l'élection de Manuel Valls comme député de la première circonscription de l'Essonne, rejetant « les requêtes de Mme Farida Amrani et M. Ulysse Rabaté (candidats de la France insoumise lors de ces législatives, NDLR) et de M. Gautier Albignac (candidat sous l'étiquette « divers », NDLR) » (voir sa décision).

Lors d’un second tour houleux, le 18 juin, l'ancien Premier ministre l'avait emporté de seulement 139 voix contre la France insoumise. Dans son recours au Conseil constitutionnel, son adversaire, Farida Amrani contestait la validité de 141 suffrages : soit que leur signature couvrait « une esquisse ou une première signature tracée au crayon », soit que « l’authenticité de [leur] signature » était douteuse « en raison des différences qu’elle présente avec leur signature au premier tour ».

« 66 suffrages irrégulièrement exprimés »

Si le Conseil a validé 73 suffrages, il a reconnu que 66 votes « correspondant à des différences de signature significatives doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés ». Toutefois, a-t-il conclu, « ces suffrages irréguliers restant en nombre inférieur à l’écart de voix entre les deux candidats du second tour, cette irrégularité ne saurait conduire à l’annulation des opérations électorales ».

De New-York, où il était en déplacement depuis le début de la semaine pour recevoir un prix d'une organisation juive pour ses prises de position contre l'antisémitisme – et accessoirement donner deux conférences devant cette organisation, dont une en compagnie de Dani Dayan, l'ancien leader des colons en Cisjordanie –, Manuel Valls a pris acte dans un communiqué de cette décision. Non sans attaquer une nouvelle fois son adversaire pour son « recours totalement infondé » (sic) qui, selon lui, « n’a servi qu’à essayer de prolonger un climat et une campagne d’une haine et d’une violence inouïes ». Et non sans tirer également sur Jean-Luc Mélenchon qu’il tient pour responsable « d’une stratégie politique », latente selon lui derrière ce recours, qui « repose sur la violence des mots et la disqualification des responsables publics comme des médias ».

Manuel Valls voudrait-il nous faire croire qu'il n'est que calme, mesure et douceur ?


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