Qu’est-ce que le terrorisme ?

Le journaliste Nicolas Hénin convoque le droit et l’histoire pour cerner un concept souvent dévoyé.

Lorsque le mot « terrorisme » sort de la bouche d’un dictateur ou du dirigeant d’une puissance coloniale, il sert surtout à stigmatiser des opposants. Poutine, Trump, Bachar Al-Assad, Netanyahou – pour ne citer qu’eux – en font un usage surabondant et évidemment tendancieux. Comprendre le terrorisme, de Nicolas Hénin, est donc un outil pédagogique précieux en ces temps de confusion et d’amalgame. L’auteur confronte toutes les définitions juridiques et sociologiques du concept pour en retenir l’essentiel : « L’usage de la violence par une entité non étatique, sur des cibles civiles, dans un but politique ». Ce qui revient à écarter, de façon discutable, la violence d’État, qui, dit-il, peut être « crime de guerre » sans être « terroriste ». Le mérite de Nicolas Hénin est tout de même de montrer l’extrême plasticité du concept. Nelson Mandela n’était-il pas encore un « terroriste » pour les États-Unis alors qu’il était déjà prix Nobel de la paix ? Et quid des mouvements de résistance ? Où classer le Hamas palestinien ? Et le FLN algérien au temps de la guerre d’indépendance ? Et que dire des mouvements kurdes, « terroristes » quand ils revendiquent un État mais portés au pinacle quand ils luttent contre Daech ? L’affaire se complexifie encore lorsqu’il s’agit du jihadisme islamique.

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