Et rougir de plaisir

Pour Adrien Quatennens, l’intérêt général passe par l’adoption d’un décorum cocardier.

L’autre jour, Adrien Quatennens, député de la France insoumise, a fait à deux journalistes du Journal du dimanche d’Arnaud Lagardère [1] – juste avant de leur expliquer qu’il n’est, quant à lui, pas du tout contre l’idée de nouer une alliance avec des « socialistes » – cette poignante déclaration : « Les gens ont davantage envie de nous écouter. Pour moi, cela s’explique par notre nouvelle méthode : nous voulons arrêter de revendiquer sans arrêt les codes de la gauche radicale. Le gros changement entre 2012 et 2017, c’est qu’on a rompu avec les fonds de scène rouges, avec cette imagerie. Notre seule trajectoire aujourd’hui, c’est l’intérêt général. »

Cette affirmation est intéressante : son articulation est intéressante. Pour ce qu’elle énonce – et pour ce qu’elle tait ou occulte.

Que dit en effet Adrien Quatennens ? Il dit, avec des mots où l’on pourrait presque entrevoir l’amorce du commencement d’un début d’hautain dédain, que c’est parce qu’ils sont, « aujourd’hui », uniquement guidés par « l’intérêt général » que les gens de la France insoumise veulent « arrêter de revendiquer sans arrêt les codes de la gauche radicale » et qu’ils ont « rompu avec les fonds de scène rouges, avec cette imagerie ».

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