« L’Insoumis », de Gilles Perret : Mélenchon sans filtre

Gilles Perret livre un portait intimiste du chef de file de la France insoumise après l’avoir suivi durant trois mois de sa campagne.

Jusqu’ici, Gilles Perret n’avait abordé la vie politique que de loin. Ses documentaires, centrés sur des problématiques économiques et sociales, pouvaient soulever des questions politiques, interroger des politiques, mais sans jamais passer au-delà du miroir que ces derniers renvoient. Pendant les trois derniers mois de la campagne présidentielle, le réalisateur de La Sociale et des Jours heureux a obtenu l’autorisation de suivre de près Jean-Luc Mélenchon, rencontré à l’occasion de ses deux documentaires et avec lequel il avait noué une relation de confiance.

De cette « immersion totale et sans filtre », il a tiré un film qui présente le chef de file de la France insoumise sous un jour méconnu. On y suit Jean-Luc Mélenchon dans ses loges, dans les trains où les contrôleurs lui réclament des selfies, les bistrots, les couloirs de TF1, en réunion avec son équipe rapprochée, à l’écoute d’un entrepreneur maritime brestois ou, plus inattendu, en touriste à Rome à l’occasion d’une réunion du « Plan B ». Il en ressort un portrait intimiste d’un Mélenchon apaisé, serein, et affectif, assez éloigné de l’image qu’en véhiculent couramment les médias : excité, en perpétuelle recherche du buzz et agressif.

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