[POLITIS 30 ANS] 18 février 1988 : les petits boulots de la crise

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TUC, PIL, Plif, SIVP. De curieux noms pour désigner de petits boulots pour échapper au chômage. Ce jeudi 18 février 1988, Politis pointait à la une ces métiers de la crise. « Demi-soldes, sous-employés », ils étaient alors « plus d’un million à exercer des activités “atypiques” ou “précaires” », écrivait Alexandre Bilous. Des emplois « assortis d’un revenu qui n’est pas un salaire mais une indemnité ». Et de relever que les piètres jobs concernaient de plus en plus de diplômés. En témoignait Sylvie, bac +2, qui vendait des encyclopédies avec pour seule rémunération un pourcentage sur les exemplaires vendus. Tous les six mois, « de nouvelles formules sont inventées pour résorber le nombre d’actifs au chômage ». Politis s’interrogeait : « La dualisation qui s’établit entre travail et revenu, et la division entre ceux qui ont un emploi garanti et les autres sontelles des phénomènes passagers ou sont-elles précurseurs de la société [de] l’an 2000 ? » Aujourd’hui, la question ne se pose plus.

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