Réformes : Et maintenant, le service public

Le gouvernement a dévoilé les contours de sa « loi travail » pour la fonction publique. Réitérant les recettes expérimentées sous Nicolas Sarkozy, en y ajoutant une attaque frontale contre les syndicats.

Les termes employés et les remèdes prescrits font penser aux coups de boutoir de Nicolas Sarkozy et aux ritournelles provocatrices de Pierre Gattaz, le patron du Medef. Le 1er février, au sortir d’une réunion interministérielle sur la réforme de l’État, le Premier ministre, Édouard Philippe, et le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, ont lancé la bataille du service public.

Sur le fond, rien de bien nouveau. La suppression de 120 000 postes de fonctionnaires figurait au programme du candidat Macron. Ministre, ce dernier avait déjà déclaré souhaiter appliquer au secteur public les méthodes de management du privé et « assouplir » le modèle social des fonctionnaires (individualisation des salaires, recul des droits syndicaux).

Ce qui surprend en revanche, c’est la célérité du gouvernement. Comme depuis le début du quinquennat, il conjugue un discours ambitieux sur la concertation avec une politique du fait accompli qui place les syndicats au pied du mur. Il ouvre une concertation qui devra durer un an… en livrant ses conclusions. Il en va ainsi du « plan de départ volontaire », mesure la plus marquante de cette série d’annonces.

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