8 mars : à Paris, une action coup de poing contre les violences gynécologiques

Ce matin, le collectif féministe Insomnia a manifesté de façon spectaculaire contre les actes médicaux abusifs envers les femmes.

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Dans un communiqué [1], le collectif féministe Insomnia annonce avoir mené cette nuit « une action pour dénoncer les violences obstétricales et gynécologiques ». Pour « dénoncer les violences dont sont victimes les femmes lors d’examens médicaux, de procédures ou d’accouchements », les activistes sont intervenues devant plusieurs hôpitaux de région parisienne avec un mode opératoire spectaculaire rappelant Act Up : coller sur les devanture de ces établissements des « sculptures de vulves ensanglantées dans lesquelles sont plantées des pinces ».

© Politis

Selon l’association, des praticiens bafouent en toute impunité la loi Kouchner de 2002 selon laquelle « “aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé” du ou de la patient·e ». Elle reproche à ces médecins d'imposer aux femmes des « pratiques douloureuses et humiliantes » – comme des touchers vaginaux, des césariennes et épisiotomies excessives et sans consentement, des expressions abdominales, des points du mari – et de leur refuser « certains actes non conformes au rôle procréateur voulu pour elles par la société : avortement, stérilisation ou accès à la pilule du lendemain ».

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Les violences à l’égard des femmes sont davantage prises en compte dans l’opinion et par les pouvoirs publics depuis le mouvement #MeToo. Celles émanant du corps médical méritent également d’être dénoncées.

[1] Les images qui illustrent cet article sont signées du photographe Jan Schmidt-Whitley. Voir son site ici.


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