8 mars : à Paris, une action coup de poing contre les violences gynécologiques

Ce matin, le collectif féministe Insomnia a manifesté de façon spectaculaire contre les actes médicaux abusifs envers les femmes.

Politis.fr  • 8 mars 2018
Partager :
8 mars : à Paris, une action coup de poing contre les violences gynécologiques
© photo : Jan Schmidt-Whitley

Dans un communiqué [1], le collectif féministe Insomnia annonce avoir mené cette nuit _« une action pour dénoncer les violences obstétricales et gynécologiques ». Pour « dénoncer les violences dont sont victimes les femmes lors d’examens médicaux, de procédures ou d’accouchements », les activistes sont intervenues devant plusieurs hôpitaux de région parisienne avec un mode opératoire spectaculaire rappelant Act Up : coller sur les devanture de ces établissements des « sculptures de vulves ensanglantées dans lesquelles sont plantées des pinces ».

© Politis

Selon l’association, des praticiens bafouent en toute impunité la loi Kouchner de 2002 selon laquelle « “aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé” du ou de la patient·e ». Elle reproche à ces médecins d’imposer aux femmes des « pratiques douloureuses et humiliantes » – comme des touchers vaginaux, des césariennes et épisiotomies excessives et sans consentement, des expressions abdominales, des points du mari – et de leur refuser « certains actes non conformes au rôle procréateur voulu pour elles par la société : avortement, stérilisation ou accès à la pilule du lendemain ».

À lire aussi >> Notre dossier « Consentement sexuel : Ce que oui et non veulent dire »

Les violences à l’égard des femmes sont davantage prises en compte dans l’opinion et par les pouvoirs publics depuis le mouvement #MeToo. Celles émanant du corps médical méritent également d’être dénoncées.

[1] Les images qui illustrent cet article sont signées du photographe Jan Schmidt-Whitley. Voir son site ici.

Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

À Saint-Avold, les gilets jaunes reprennent le rond-point
Reportage • 14 octobre 2026 abonné·es

À Saint-Avold, les gilets jaunes reprennent le rond-point

Depuis les premiers jours de la mobilisation lycéenne, une date est très attendue : celle du retour annoncé des gilets jaunes le 17 octobre. Une journée d’action lancée début septembre sur les réseaux sociaux pour protester notamment contre l’augmentation du prix de l’essence et du coût de la vie.
Par Céline Martelet
Mouvement lycéen : des aînés « fiers » et « admiratifs »
Luttes • 14 octobre 2026

Mouvement lycéen : des aînés « fiers » et « admiratifs »

Les lycéen·nes trouvent aussi du soutien parmi les militant·es engagé·es de longue date dans diverses luttes, qui accompagnent ce combat de la jeunesse avec un espoir renouvelé.
Par Kamélia Ouaïssa
Derrière les lycéen·nes, « la daronnerie est en colère »
Analyse • 14 octobre 2026 abonné·es

Derrière les lycéen·nes, « la daronnerie est en colère »

Depuis bientôt un mois, les lycéen·nes qui luttent pour leur avenir mènent un mouvement social de grande ampleur pour exiger notamment de meilleures conditions d’apprentissage. Dans leur sillage, et face à la répression qu’ils et elles subissent, des parents se mobilisent à leurs côtés. Certains sont organisés en collectif.
Par Pauline Migevant et Kamélia Ouaïssa
Maintien de l’ordre : 100 000 signatures et des années d’alertes contre les armes mutilantes
Violences • 13 octobre 2026

Maintien de l’ordre : 100 000 signatures et des années d’alertes contre les armes mutilantes

Après plusieurs mutilations de lycéens, une pétition réclame l’interdiction de plusieurs armes et techniques policières lors des manifestations lycéennes. Une demande loin d’être récente malgré des avertissements répétés, jusqu’aux Nations unies.
Par Maxime Sirvins