Débat du PS : « Je ne sais pas si ceux qui nous regardent comprennent ce dont on parle »
Petites piques et alliances de circonstances. Retour sur le débat télé qui a opposé les quatre candidats à la tête du Parti socialiste.

Mercredi, il fallait choisir sa soirée télé. Sur le Web, on pouvait regarder le scénariste de « Baron Noir » expliquer à Mediapart qu'il voulait, dans sa série, « raconter des femmes et des hommes qui se battent pour leurs idées ». Sur LCI, les barons noirs – les vrais – vont, eux aussi, se battre. Pour prendre le pouvoir au Parti socialiste, c’est sûr. Pour leurs idées, sans doute un peu moins.
En plateau, l’ancien premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, joue au commentateur. Celui qui aurait préféré refiler le parti à son copain Rachid Temal, le secrétaire par intérim jusqu’au congrès d’avril, est prié de se positionner. Qui va gagner le match ? « Je pense que chacun aura son moment », pronostique « Camba ».
Les candidats apparaissent sur un écran découpé en quatre cases. Quatre chemises blanches, quatre costumes noirs, quatre cravates. Premier à parler, Luc Carvounas, révèle sa binationalité (grecque), sa « fierté » d’être socialiste et son « obsession » de gagner. Stéphane Le Foll se présente comme aussi fidèle à sa Sarthe natale qu’à Jospin et Hollande. Olivier Faure, « candidat à la renaissance du PS », et grand favori de la compétition, ambitionne