Grèce : Quand la pauvreté remplit les asiles

Alors que l’austérité a conduit à fermer plusieurs centres psychiatriques, ceux qui subsistent internent de plus en plus de pauvres en état d’abandon, faute de moyens et de services sociaux.

Il fait nuit, et le silence règne à l’hôpital psychiatrique de Daphni, à la sortie de la ville d’Athènes. Les bâtiments ne sont pas très grands. Ils ressemblent à des casernes militaires et s’étalent sur plusieurs hectares. Le silence, presque gênant, paraît une chape. Et puis au loin, on perçoit une petite musique. « C’est l’heure du salon, explique Hiraclis Gotsis, infirmier psychiatrique et syndicaliste. Après le repas du soir, les patients peuvent, si leur condition physique le permet, aller écouter de…

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