La France insoumise veut relancer le débat sur la fin du nucléaire

La France insoumise organise une votation citoyenne sur la sortie de l’atome, avec pour objectif de mettre ce sujet au cœur du débat public. Une manière aussi d’animer les rangs des militants.

Après les cogitations, l’action. La France insoumise lance sa première votation citoyenne sur un sujet réputé clivant : le nucléaire. Lors de sa convention nationale à Clermont-Ferrand, en novembre dernier, les Insoumis se sont prononcés sur les trois thèmes retenus pour les campagnes qui rythmeront les prochains mois. Au total, 69 007 votes exprimés ont placé la lutte contre la pauvreté en pôle position (30 %), puis la sortie du nucléaire et la promotion des énergies écologiques alternatives (26 %), et enfin le combat contre la fraude fiscale (25 %).

Si la votation pour la sortie du nucléaire éclôt en premier, ce n’est qu’une question d’agenda : elle débute le 11 mars, jour de la commémoration de la catastrophe de Fukushima. Hasards du calendrier, l’actualité est particulièrement radioactive ces dernières semaines : expulsion inattendue des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, procès contre des militants de Greenpeace, nouvelles allégations concernant la fermeture de la centrale de Fessenheim…

Les votants ont jusqu’au 18 mars pour répondre à la question : « Êtes-vous favorable à la sortie du nucléaire ? » Une question moins consensuelle que les deux prochaines campagnes, mais volontairement (très) ouverte pour ne pas tomber dans les atermoiements habituels sur l’échéancier. « Nous réclamons une décision politique immédiate à propos de la sortie du nucléaire, et pas une bataille sur une date. Nous savons que cela prendra du temps, mais nous voulons que la sortie du nucléaire soit planifiée et anticipée, parce que le nucléaire freine le développement des énergies renouvelables », justifie Mathilde Panot, députée France insoumise (FI) en charge de cette campagne. Un argument renforcé par le dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (Cese), publié le 28 février, qui pointe effectivement un retard résultant notamment « de la priorité trop exclusive accordée dans le passé à l’industrie nucléaire en termes de politiques publiques ».

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