Papillon-robot et chaise marcheuse
Au Safran, dans le quartier Nord d’Amiens, les Safra’numériques ont été l’un des temps forts d’une programmation exigeante et partageuse.
dans l’hebdo N° 1496 Acheter ce numéro

Parmi les barres d’immeubles du Pigeonnier, en plein quartier Nord d’Amiens, le Safran passe relativement inaperçu. Ses 4 500 mètres carrés, cette scène conventionnée les cache à la manière d’un escargot dans une structure circulaire sur deux étages. Là, une salle de spectacle et un lieu d’exposition côtoient plusieurs espaces qu’Ikbal Ben Khalfallah, à la tête du lieu depuis 2015, ouvre toute l’année à de nombreux artistes ainsi qu’aux habitants – ceux du quartier Nord, désigné comme prioritaire par la politique de la ville, mais aussi du reste de la métropole. Pour le directeur, « l’art doit être l’occasion de rencontres, de décloisonnement ».
Cette volonté se retrouve dans les trois temps forts instaurés par Ikbal Ben Khalfallah dès son arrivée : Second Souffle, unissant les arts aux sports ; Safran’chir, consacré aux liens entre Orient et Occident ; et les Safra’numériques, festival des arts numériques et des nouvelles technologies, dont la troisième édition s’est tenue du 20 au 24 mars. Un événement qui s’impose déjà comme une référence en la matière, aux côtés de lieux spécifiques tels que le Cube, à Issy-les-Moulineaux, et de festivals, comme la biennale internationale Nemo en Île-de-France, les Composites à Compiègne ou Gamerz à Aix-en-Provence.
Le domaine des arts numériques s’étend en France. Les Safra’numériques aussi, avec une quarantaine de propositions artistiques, pour la plupart gratuites. Pour