Procès de Tarnac – Jour 11
Comment les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire du Parquet glissent de la répression de violences pendant des mouvements sociaux à une accusation de « terrorisme contre des biens ».

Jean Veil a choisi une stratégie assez particulière. Le fils de Simone Veil, ténor du barreau de Paris et conseil de la SNCF dans le procès de Tarnac, loue la patience des dames du tribunal face à « l’insolence et la grossièreté » des prévenus pendant ces trois semaines de procès, en même temps qu’il brocarde le temps passé par ce tribunal à « financer la défense ». Cette belle écoute pourrait ne pas plaire aux contribuables, conclut-il en emballant son compliment dans une vacherie. Ces contribuables qu’il défend en défendant la SNCF, « service public qui rend des services à toutes les personnes présentes dans cette salle, y compris à vous mesdames du tribunal », insiste-t-il pour faire baisser la « cote de sympathie » des prévenus.
À ces « enfants gatés » de Tarnac, il demande 59 601 euros de réparation, dans la salle d’audience : dont 15 000 euros de préjudice moral et 1 euro de préjudice symbolique s’ils sont condamnés pour association de malfaiteurs. La somme grimpe à 74 601 euros pendant la suspension d’audience. Se serait-il emmêlé dans les chiffres ? Les enchères montent sur le banc de la presse. En fait, c’est 15 000 euros de préjudice moral, mais chacun.
Guy Béart, Rouletabille et L'insurrection...Son confrère Me Dupont-Jubien, autre conseil de la SNCF plaidant en premier avait évoqué les mots de Guy Béart, « celui qui dit la vérité doit être exécuté », pour justifier une plaidoirie depuis son
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