Procès de Tarnac – Jour 12
Trois plaidoiries de la défense dégonflent les éléments à charge et soulignent la vacuité d’un dossier frisant la manipulation.

Le procès politique aura-t-il lieu ? « Il est temps, mesdames les juges, madame la présidente, de libérer les prévenus de ce fiasco. » C’est par ces mots que Me Marie Dosé, l’avocate d’Yildune Lévy, conclut sa plaidoirie en ce 12e jour d’audience, avant-dernière du procès de Tarnac.
L’avocate relève le niveau d’éloquence qui s’est plutôt cantonné au terre à terre hier. Olivier Christen a tout fait pour éviter le procès politique, quitte à s’emberlificoter dans des détails techniques si alambiqués qu’il a fini par faire croire à la vacuité des éléments à charge pointés par la défense. « Si on en est à débattre de savoir quel est le meilleur lieu de la nuit à Paris pour acheter des cigarettes : Nation ou Pigalle, à 2h44 du matin, c’est qu’on n’a pas grand chose dans le dossier... », cingle Marie Dosé, pas tendre avec ses confrères.
Le procès politique, elle y revient, avec vigueur : « On ne leur reproche pas leur mode de vie, a rappelé le ministère public ? Ici ! Vous ne leur avez pas reproché madame la présidente ! Mais pendant dix ans, on les a