Procès de Tarnac – Jour 3
L’avocat des prévenus et le procureur se provoquent au troisième jour d’audience consacré aux réquisitions téléphoniques et aux dégradations sur les caténaires.

© PATRICE PIERROT / CROWDSPARK
Crimes ou délits ? « C’est un crime !, s’énerve soudain maître Jérémie Assous au troisième jour du procès de Tarnac en interpellant le procureur. Sinon pourquoi l’auriez-vous fait incarcérer ? », crie-t-il presque en montrant Julien Coupat. « Ça a toujours été délictuel ! », riposte le procureur, un ton plus bas. L'accusation de terrorisme qui a plané sur les inculpés de Tarnac pendant neuf ans est tombée. L'affaire est jugée par un tribunal correctionnel. Pas en cour d'assises...
« Quatre fers à béton ont été posés cette nuit-là, si ça n'est pas une coïncidence, pourquoi n'avez-vous pas enquêté ? », jette maître Assous au procureur. Qui répond, plus doucement encore : « C'est ce que nous allons tenter d'établir... » Applaudissements côté public. « Le tribunal est un peu ému par cette passe d’armes », confie la présidente en mélangeant des télécommandes. Corinne Goetzmann est patiente, cordiale. Ne s’empêche pas de reprendre les prévenus Julien Coupat et Mathieu Burnel pour leur rappeler qu’on ne « bavarde pas quand son avocat plaide, cela empêche le tribunal de se concentrer... »
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