Universités : Violente répression contre le mouvement étudiant

Le climat s’envenime ces derniers jours autour des différentes mobilisations étudiantes.

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Le climat s’envenime ces derniers jours autour des différentes mobilisations étudiantes, notamment contre la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur en germe dans la réforme du baccalauréat et des inscriptions en fac. Les occupations se multiplient en effet dans les universités, à la fois comme méthode de lutte mais aussi pour accueillir des réfugiés, comme à Clermont-Ferrand ou à Paris-8. Or, ces mouvements sont l’objet d’une répression policière musclée avec, souvent, des « évacuations » violentes, comme la semaine dernière à Bordeaux, à Strasbourg, à Nantes (7 blessés sérieux) ou sur le campus parisien de Jussieu.

Mais un pas a été franchi à la faculté de droit de Montpellier jeudi 22 mars vers minuit, au soir de la journée de mobilisation à la SNCF, dans la fonction publique et chez les étudiants. Après une assemblée générale qui avait décidé d’occuper un amphithéâtre de droit pour la nuit, un véritable commando de personnes cagoulées et armées de bâtons (et semble-t-il d’un pistolet électrique Taser) est venu agresser, frapper et chasser la cinquantaine d’étudiants occupant les lieux. Ces agresseurs – parmi lesquels ont été reconnus des enseignants – auraient été aidés activement à s’introduire dans les locaux par le doyen de droit, Philippe Pétel, qui a ensuite déclaré à la presse « être fier » de cette « évacuation ». Celui-ci a d’ailleurs dû démissionner, alors qu’une enquête judiciaire était ouverte. Mais des rassemblements étudiants de protestation les jours suivants ont été violemment chargés par la police, notamment à la Sorbonne, à Bordeaux et à Montpellier même. Une journée nationale d’action a lieu mercredi 28 mars dans les universités.


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