Der Sturm, 1913-1932 : Une utopie européenne

L’exposition L’Avant-garde hongroise à la galerie Der Sturm, 1913-1932, à Paris, émerveille autant qu’elle renseigne sur l’émergence d’un tel mouvement.

Christophe Kantcheff  • 18 avril 2018 abonné·es
Der Sturm, 1913-1932 : Une utopie européenne
Image : Cabaret, une huile sur toile impressionnantend’Hugo Scheiber, 1925.
© Hugo Scheiber/DerSturm 2018

Ici, sur un fond beige clair, une forme ténue et abstraite : deux bâtonnets de couleurs liquides se croisent sur un cercle apparaissant en transparence. Seul élément supplémentaire : un trait d’encre qui, en bas, traverse le tableau. Celui-ci, sans titre et daté de 1923, est signé László Moholy-Nagy. Son effet est hypnotique : comment, à partir d’une si grande économie de moyens, faire éprouver tant de profondeur ? Là, une masse de couleurs où se mêlent le brun, le vert, le gris et le noir. Des tables, des chaises, des verres, des bouteilles et des silhouettes, traités à la manière cubiste, des visages aussi, aux traits abrupts. C’est Restaurant Hubin, une œuvre de 1912 signée Alfréd Réth. Là encore, La Visite des bergers est un tableau de Béla Kádár réalisé en 1926. Les couleurs y sont fraîches et lumineuses, la scène de la Bible primitive et joyeuse. On y trouve des échos de la fantaisie naïve de Chagall. Il y a aussi les compositions impressionnantes d’Hugo Scheiber. Comme Cabaret, de 1925, avec ces grappes de public

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes