Macron en force

Les mots disent « dialogue », « concertation ». Les faits, eux, témoignent de la brutalité de l’État envers les étudiants, les zadistes, les cheminots, les demandeurs d’asile.

Emmanuel Macron a du dialogue social une conception bien à lui. Les syndicats, les premiers, en ont fait l’expérience quand, cet été, les dizaines de réunions bilatérales de concertation sur la loi travail n’ont jamais permis d’engager la moindre négociation sociale. Négociation ? Le mot même a disparu du vocabulaire macronien. « Le principe de la concertation selon le gouvernement, c’est “vous m’écoutez et vous faites ce que je dis” », ironisait récemment Philippe Martinez (1). Appliquée à la réforme de la SNCF, qui a franchi mardi la première étape de son processus parlementaire, cette « méthode du Président [est] plus encline au passage en force et à la surenchère qu’à la négociation », déplore la CFDT Cheminots dans un communiqué.

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