Tolbiac se lance à plein temps dans le mouvement

Réunis en assemblée générale, les étudiants ont voté hier le blocus illimité de l’université « jusqu’au retrait de la loi d’orientation et réussite des étudiants », avant de se joindre au cortège des cheminots grévistes, défilant gare de l’Est.

Alexandra Scappaticci  • 4 avril 2018 abonné·es
Tolbiac se lance à plein temps dans le mouvement
© Photo : Conférence de Bernard Friot et Frédéric Lordon, le 3 avril, à Tolbiac (@TolbiacLibre)

Hier matin à Tolbiac, environ 1 800 personnes étaient présentes en assemblée générale, dans l’amphi N. Parmi elles, des étudiants de Paris 1, mais aussi des professeurs et chargés de travaux dirigés. Ici comme dans une petite quinzaine d'universités, les étudiants bloquent et occupent leur établissement pour réclamer le retrait de la loi ORE (orientation et réussite des étudiants) et de la plateforme Parcoursup.

Derrière l’immense bureau de bois, sept étudiants animent les débats, notent les interventions, organisent les tours de parole, limités à deux minutes pour une meilleure fluidité. Les jeunes semblent s’être rôdés à l’exercice depuis une semaine. Tous les journalistes sont acceptés, à condition de ne prendre ni photos ni vidéos. Plusieurs étudiants auraient été violemment pris à partis sur les réseaux sociaux (notamment sur la plateforme jeux-vidéo.com) suite à des diffusions de leur image, certains auraient même reçu des menaces, émanant, entre autres, de groupuscules d’extrême droite.

Les prises de paroles s’enchaînent dans une ambiance bon enfant. Le stress des jeunes orateurs, devant une si grande assemblée, est palpable. Les mains tremblent

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