Claude Mangin clôt sa grève de la faim mais pas son combat

Après 30 jours de grève de la faim Claude Mangin-Asfari termine son action avec l’espoir qu’elle pourra enfin revoir son mari, incarcéré au Maroc, cet été.

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Claude Mangin-Asfari a les traits tirés, elle réchauffe ses mains dans sa doudoune bleu alors qu’il fait bon dans la salle de conférence de la mairie d’Ivry-sur-Seine. Cela fait trente jours qu’elle est en grève de la faim pour pouvoir rendre visite à son mari sahraoui, emprisonné au Maroc. Son jeûne se termine ce jeudi 17 mai : « Confiante en la représentation nationale et en celle de notre gouvernement, […] je suspends ma grève de la faim. Je sais qu’avec moi vous resterez tous très vigilants pour que cette parole soit tenue », a déclaré l’enseignante de 62 ans à ses soutiens, qui ont applaudi en retour.

Elle fait ici référence à la parole du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a assuré mardi 15 mai faire tout son possible pour résoudre l’affaire. « J’aurais pu tenir encore mais cela aurait été dangereux », a-t-elle confiée à la fin de la conférence de presse. L’ancienne jeûneuse s’est aussi satisfaite de l’écho de sa mobilisation pour la cause du Sahara occidental et « son lot de souffrances accumulées sur quatre générations ». L’Ivryenne espère pouvoir revoir son mari, Ennaâma Asfari, cet été, après plus d’un an et demi de séparation.

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