Résurrection pour « Têtu »

Le journal revient avec de nouveaux actionnaires.

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C’est grâce à un collectif d'entrepreneurs, qui a réussi à lever 700 000 euros, que Têtu va connaître une renaissance pour une relance que ces financeurs espèrent cette fois « pérenne ». Rappelons qu’en février dernier, le tribunal de commerce de Paris avait prononcé la liquidation judiciaire du titre, un an à peine après une tentative de relance en kiosques, tentative qui s'était soldée par un échec. Au moment de la décision de justice, la société avait accumulé plus de 230 000 euros de dettes pour un peu plus de 50 000 euros d'actifs.

Pour sa renaissance, le magazine a pu compter sur plusieurs investisseurs, comme Marc-Olivier Fogiel, Marie Ekeland, ex-présidente du Conseil national du numérique, le fondateur de Villa Médéric, Marc Hernandez, et Cyril Chapuy de L'Oréal Luxe. « Mon gros sujet est de stabiliser Têtu dans la durée pour redonner confiance aux journalistes qui vont travailler avec nous », a confié à l’AFP Albin Serviant, à la tête de la SAS Têtu Ventures. « 700 000 euros, c'est très bien pour commencer, poursuit-il. Ma conviction est qu'il faut que “Têtu” opère sa mue numérique et fasse en sorte de trouver d'autres territoires d'expression. On est à fond sur les nouvelles écritures médias, la vidéo, les podcasts et les intégrations sur les réseaux sociaux. » Soit un projet de relance qui se veut ambitieux.

Le site Internet devrait reprendre en juin mais, entièrement rénové, un site sera présenté à la rentrée, dirigé par Romain Burrel (ex des Inrocks), avant de relancer une version papier à la fin de l’année, dans un format trimestriel, et tirée à 40 000 exemplaires.


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