Royaume-Uni : La ministre de l’Intérieur paie le scandale Windrush

Amber Rudd a dû démissionner dimanche 29 avril en raison d’un scandale lié aux quotas d’immigration.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


C’était l’une de ses meilleures copines au gouvernement. Ou, en tout cas, l’une des plus proches et fidèles alliées politiques de la Première ministre, Theresa May, au sein de l’exécutif britannique. Ministre de l’Intérieur, ou du « Home Office » comme l’on dit outre-Manche, la très conservatrice Amber Rudd (photo) a dû démissionner dimanche 29 avril en raison d’un scandale lié aux quotas d’immigration. La ministre a en effet grossièrement menti en tentant de nier qu’il n’existait pas d’objectifs chiffrés fixés à ses services en matière d’expulsions de migrants en situation irrégulière. « J’ai involontairement [sic] trompé la commission parlementaire des Affaires intérieures sur les objectifs de déplacement [re-sic] des immigrés clandestins », a fini par reconnaître Amber Rudd.

La ministre paie également le scandale dit de Windrush, du nom d’un des premiers bateaux ayant transporté des migrants depuis les Caraïbes jusqu’en Angleterre entre 1948 et les années 1970, venus pour reconstruire la Grande-Bretagne après la Seconde Guerre mondiale. On leur avait promis la nationalité britannique, mais sans leur fournir de document. De facto, certains se voient aujourd’hui traités comme des clandestins. L’affaire tombe particulièrement mal pour la conservatrice Theresa May, à quelques jours d’élections locales importantes, particulièrement mal engagées pour les Tories


Haut de page

Voir aussi

Articles récents