Ventes d’armes françaises : Le grand contournement

Boostée par son VRP zélé Jean-Yves Le Drian, la France exporte à tout-va, notamment au Proche-Orient, vers des régimes liberticides ou impliqués dans des conflits.

Lena Bjurström  • 30 mai 2018 abonné·es
Ventes d’armes françaises : Le grand contournement
© photo : Le Rafale, fleuron français produit par Dassault, a été vendu à l’Égypte, à l’Arabie saoudite, au Qatar ou encore à l’Inde.Eric BARADAT/AFP

En France, la vente d’armes à l’étranger est interdite. Selon le code de la Défense, l’exportation de matériels de guerre est prohibée, sauf autorisation spéciale. Mais, ces dernières années, la liste des exceptions accordées aux industriels s’est tant allongée que la France est désormais le troisième exportateur mondial d’armement, selon le dernier rapport du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).

« Il y a eu un bond sans précédent des exportations sous le mandat de François Hollande », note Aymeric Elluin. Pour le responsable de plaidoyer « armes et justice internationale » à Amnesty International, l’arrivée de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense marque un tournant. « Il y a alors une véritable volonté politique de faire décoller les exportations de l’industrie d’armement française. » Rares sont les déplacements du ministre à l’étranger qui n’aboutissent pas à la signature de juteux contrats pour les industriels, lesquels portent le ministre aux nues. Jusqu’à Serge Dassault, sénateur de droite à la tête d’une des plus grandes entreprises françaises d’armement, décédé

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Société
Publié dans le dossier
Plaider la paix, vendre la guerre
Temps de lecture : 11 minutes