Beckett ou les belles lettres

L’édition commentée de la correspondance de l’écrivain est enfin achevée. Savoureux.

Beckett ne nous écrira plus. Avec le tome IV de ses Lettres, établi comme les précédents par George Craig, Martha Dow Fehsenfeld, Dan Gunn et Lois More Overbeck, s’achève sa correspondance. Les responsables n’ont pas retenu toutes les missives retrouvées, beaucoup d’autres messages peuvent surgir des tiroirs et des armoires, mais le monument est dressé : quatre volumes, soit 4 000 pages de lettres diverses, savamment commentées. Pas mal pour un auteur qui aimait le silence et l’économie des mots ! Mais Beckett était un défenseur très pointilleux de son œuvre et de ses droits, en même temps que le meilleur des hommes à l’égard de ses proches, et des artistes et des romanciers qui s’adressaient à lui.

Dans ce dernier volume, on voit beaucoup l’écrivain franco-irlandais mettre au point des traductions et donner des conseils de mise en scène. On veut monter En attendant Godot avec des femmes ? On veut ajouter de la musique à ses répliques ? Pas question ! On veut lui donner le prix Nobel ? Pas question – sauf qu’il finira par l’accepter ; son éditeur, Jérôme Lindon, ira le chercher à sa place à Stockholm.

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