Comme Le Pen aurait fait

À chaque fois que Gérard Collomb fait donner la troupe, c’est en vérité le chef de l’État qui contresigne ces brutalités.

Matteo Salvini, nouveau ministre italien de l’Intérieur, qui vient de l’extrême droite (Ligue), a déclaré hier qu’il fallait maintenant que les migrant·e·s réfugié·e·s dans son pays « fassent leurs valises ». Question : où va-t-il chercher tout ça ? (Où diantre va-t-il chercher toute cette sordidité ?)

Réponse (facile) : Salvini prend son inspiration dans la logorrhée de son homologue françousque – l’ex-« socialiste » Gérard Collomb (1), qui met dans la profération de ces méchancetés un tout petit peu moins de rude grossièreté (et beaucoup plus de cautèle, donc), mais dont, au fond, l’avis, en de telles matières, ne diffère nullement de celui des ligueux d’outre-Alpes, puisqu’il avait, par exemple, au mois de décembre 2017, demandé aux préfets (2) d’« accélérer les expulsions de migrant·e·s » (3).

Et il est certes sain de se scandaliser des inconvenances et vilenies de ce personnage – lorsqu’il explique, par exemple, toute décence bue, que les migrant·e·s qui fuient la misère et la mort font du « benchmarking ».

Mais en vérité : il est bien évident que Gérard Collomb ne dit ni ne fait rien qui n’ait d’abord reçu l’aval – et partant les encouragements – d’Emmanuel Macron, qui l’a mis dans Beauvau il y a plus d’un an puis maintenu dans ses fonctions.

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