« Instable », de Nicolas Fraiseau : La chute des corps

Autour d’un mât chinois, Nicolas Fraiseau interroge la fragilité de l’artiste et du monde.

Le mât de Nicolas Fraiseau n’est pas de cocagne. Avec sa base aux allures de pied de parasol et ses deux barres à encastrer pour prétendre approcher le sommet du chapiteau, l’agrès du jeune circassien n’a en effet rien qui fasse miroiter des prouesses acrobatiques. Seul sur une piste aussi bricolée que son mât chinois, l’artiste issu de la promotion 2017 du Centre national des arts du cirque (Cnac) est en quête d’autre chose. Sans rien d’autre que ses trois pièces de métal et une autre en bois destinée à la cime de l’édifice, il cherche, dans Instable, à maîtriser le déséquilibre qu’il s’impose. Au centre de sa pratique, l’accident se fait art. La chute, exercice de méditation sur soi et sur l’époque.

Soutenu et mis en scène par Christophe Huysman, fondateur des Hommes penchés, Nicolas ­Fraiseau partage avec cette compagnie un goût pour le questionnement et la fragilité.

Il reste 58% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents