L’État vole au secours d’Uber et de Deliveroo

Alors que le parquet de Paris ouvre la voie à des sanctions pour travail dissimulé, le gouvernement trouve un moyen de pérenniser le système.

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Il était temps ! Le parquet de Paris a confié à l’Office central de lutte contre le travail illégal une enquête préliminaire sur Deliveroo, la plateforme de livraison à vélo, ouvrant la voie à des sanctions pour travail dissimulé, selon une information de Mediapart. L’inspection du travail avait saisi la justice en février, emboîtant le pas aux syndicats et aux collectifs d’auto-entrepreneurs qui réclament les mêmes droits que des salariés.

C’est dans ce moment critique pour les plateformes, qui prolifèrent sur une zone grise du droit social, que le gouvernement a choisi de voler à leur secours. Un amendement au projet de loi « avenir professionnel » crée des « chartes sociales » facultatives qu’elles pourront signer avec leurs « collaborateurs », afin d’échapper aux poursuites. Un moyen de pérenniser le système sans offrir aux chauffeurs et aux livreurs les protections réclamées. Les syndicats sont consternés.


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