Écologie partout, écologistes nulle part

L’écologie politique a infusé presque toute la gauche. En 2017, elle était au cœur des programmes de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. Alors que les « écolos » semblent avoir gagné la bataille des consciences, ils sont de moins en moins audibles politiquement. État des lieux d’un paradoxe.

Agathe Mercante  • 4 juillet 2018 abonné·es
Écologie partout, écologistes nulle part
© photo : BERTRAND GUAY/AFP

Certes, à la présidentielle de 2017, Benoît Hamon, candidat d’une alliance PS-Europe Écologie-Les Verts, n’a obtenu que 6,5 % des suffrages. Était-ce l’impossible inventaire du quinquennat socialiste, le lâchage par le parti à la rose de son candidat, ou encore un vote « utile » pour la France insoumise (par ailleurs acquise à la « planification écologique »)… Chaque commentateur patenté y est allé de son analyse. Les faits parlent pourtant d’eux-mêmes ; l’écologie, en France, a essaimé partout, si bien que la question se pose : désormais au centre des discours, l’écologie politique doit-elle encore exister en tant que parti, ou s’accomoder de son influence culturelle et politique, qui va bien au-delà de son seul score électoral ? Son inscription dans la Constitution française, comme le souhaite Nicolas Hulot, pourrait même sonner comme un triomphe pour la plupart des écologistes de la première heure. Alors

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 9 minutes