L’affaire Macron

Il n’est plus question ici d’une simple affaire Benalla.

Un dévoué journaliste du service politique du Figaro affirme ce matin, après l’audition de Gérard Collomb par la commission d’enquête parlementaire en charge de ce gigantesque scandale – dont Jean-Luc Mélenchon souligne qu’il « sent le Watergate » –, que « la crise Benalla (1) » « est » désormais « circonscrite ».

Ce serviable professionnel veut évidemment suggérer, par le choix de cet adjectif, lesté ici du sens que lui donnent par exemple les pompiers lorsqu’ils réussissent à contenir un incendie, que cette ahurissante affaire (2) serait désormais sous contrôle (de l’Élysée et de ses ministères d’accompagnement).

Cela est faux, évidemment. Mais pour autant, et si l’on s’en tient à la stricte définition de ce mot, l’affaire Benalla est bel et bien étroitement circonscrite – dans le tout petit périmètre où se dresse, au numéro 55 de la rue du Faubourg Saint-Honoré (75008, Paris), la présidence de la République.

L’une des leçons de l’audition susmentionnée de M. Collomb – comme de celle, quelques heures plus tard, du préfet de police de Paris – est en effet que c’est « à l’Élysée » que la décision aurait dû être immédiatement prise de sanctionner les exactions d’Alexandre Benalla – plutôt que de lui octroyer, en même temps que lui était paraît-il notifiée une suspension de quinze jours (et en complément de son potelé salaire, de son véhicule de fonction gyropharé et de quelques autres avantages minuscules, comme – selon Le Point – une habilitation « au titre du secret de la défense nationale »), un prestigieux logement de fonction (3).

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