[POLITIS 30 ANS] juillet-août 1988 : Abolir la dette des pays pauvres

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C’est la demande formulée dans notre premier numéro d’été, en 1988, par l’agronome René Dumont, premier candidat écolo à l’Élysée en 1974, au terme d’un plaidoyer en faveur de l’Afrique et de ses paysans, qu’il connaissait bien. Ami exigeant du journal, qui nous fera l’honneur de publier chez nous, en coédition avec Arléa, ses deux derniers ouvrages, il ne minimisait pas la menace que la démographie faisait peser sur ce continent, mais insistait aussi sur les effets négatifs des achats d’armement et des « grands ouvrages étatisés » qui, voulus par des élites locales acquises à notre modèle de développement, ne pouvaient, prophétisait-il, que « conduire à la catastrophe ». Il appelait l’opinion publique des pays riches à reconnaître que « notre système économique ne cesse de contribuer à ruiner ce continent » et que « nous l’avons endetté à un niveau qu’[il] ne peut supporter ». D’où sa demande de « supprimer les dettes des pays les moins avancés » et de les autoriser « à protéger leur agriculture et leurs industries naissantes ». Une utopie toujours actuelle.

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