Quels droits pour la nature ?

L’Inde, l’Équateur ou la Nouvelle-Zélande ont accordé à des forêts ou à des fleuves le statut d’entités vivantes défendables en droit par des représentants qui les considèrent parfois comme leurs ancêtres ou leurs divinités.

Ingrid Merckx  • 25 juillet 2018 abonné·es
Quels droits pour la nature ?
© La Nouvelle-Zélande a reconnu au parc national Te Urewera la possibilité d’être défendu en justice, au même titre qu’une personne mineure.Jochen Schlenker/AFP

Dans Princesse Mononoké, film d’animation d’Hayao Miyazaki, le grand esprit de la forêt est mi-animal mi-dieu. Un cerf avec une tête de macaque qui marche sur l’eau en silence et avec une infinie douceur. Quand la colère le métamorphose, il se met debout et son abdomen grandit en prenant la teinte d’un ciel étoilé. Il est défendu par des petits êtres qui apparaissent et s’effacent sur la mousse ou les cimes comme des lucioles, et dont la tête pivote en faisant un bruit d’osselets. Dans le folklore nippon, le kodoma, ou esprit de l’arbre, fait partie des divinités yokai. Il témoigne de l’état de santé de la forêt.

Dans Mia et le Migou, film d’animation du Français Jacques-Rémy Girerd, qui se déroule en Amérique du Sud, c’est un arbre matriciel et inversé avec une ramure souterraine qui résiste à la menace d’un immense projet hôtelier dans une forêt tropicale. Cet

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Écologie
Publié dans le dossier
Aux arbres, citoyens !
Temps de lecture : 5 minutes

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