Service de presse

Les médias ont servilement répercuté l’info selon laquelle Aboubakar Fofana était connu des services de police.

Mardi 3 juillet, Aboubakar Fofana, un jeune homme de 22 ans, est mort à Nantes, tué – dans sa voiture et sans sommation (1) – d’une balle dans la carotide par un CRS.

Immédiatement, les forces de l’ordre ont construit, pour justifier cette exécution, un récit épique, d’où ressortait notamment que le défunt avait, en substance, tenté de fuir, en marche arrière, en roulant sur un policier (et sur des enfants) – et qu’il était donc assez normal de l’abattre : c’était de la « légitime défense ». Par un surcroît de précaution : elles ont également proclamé que l’« individu » abattu était « un délinquant recherché qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt », comme si cela pouvait, d’une manière ou d’une autre, légitimer sa mort.

Immédiatement, la presse et les médias, plutôt que d’interroger ces procédés (devenus courants au fil des ans), se sont de fait rendus aux injonctions des politicien·ne·s de droite et d’extrême droite qui proclamaient, à l’unisson du député Ciotti, que « la suspicion de soutien » devait « aller au policier » – et ont servilement répercuté l’information selon laquelle Aboubakar Fofana était « connu des services de police ». Et cet empressement à valider la communication policière était, déjà, odieux.

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