Le cocktail génois du capitalisme actuel

Dans l’avenir, la probabilité de tragédies analogues à celle du pont de Gênes, le 14 août, va augmenter dangereusement.

Qui est responsable de l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes ? Le gouvernement italien accuse la société gestionnaire, Autostrade per l’Italia (Aspi) ; la conception du pont par l’ingénieur Morandi est critiquée ; les citoyens dénoncent le laxisme de l’État. L’enquête pénale établira les responsabilités légales. Mais, au-delà, les facteurs en jeu dans cette tragédie sont les grands marqueurs du capitalisme actuel : collusion entre l’État et les entreprises privées ; financiarisation de ces dernières ; rationalisation du travail par l’automatisation ; globalisation des chaînes de production entraînant une hausse constante du trafic. Ces quatre facteurs ont agi de concert pour conduire à la fragilisation du pont Morandi.

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Les conditions de la privatisation des autoroutes (commencée dans les années 1990) sont largement à l’avantage des entreprises. Les prix de cession sont notoirement bas, car ils sous-estiment la forte croissance du trafic routier, donc du chiffre d’affaires, et les clauses de protection des usagers sont peu contraignantes. Ces sociétés se trouvent de fait dans une situation de monopole, et leur proximité avec les services de l’État (pantouflage, conflits d’intérêts) a neutralisé la supervision de ces concessions.

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