Appel : « Nous voulons des coquelicots »

Politis s’associe aux Coquelicots, pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France.

Collectif  • 11 septembre 2018
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Appel : « Nous voulons des coquelicots »
© photo : Gilles Ménanteau/Biosphoto/AFP

Il est des grands appels qui ne ressemblent pas à des pétitions de principe. « Nous voulons des coquelicots » est de ceux-là, qui ajoute au choc des consciences des moyens pour agir. Il scelle des engagements pour l’avenir, et nous y prendrons toute notre part. C’est d’ailleurs dans cet esprit que Politis avait participé à la création d’Attac il y a vingt ans.

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Aux désastres sociaux s’ajoutent désormais les crimes contre la planète. Il y a une urgence absolue à se mobiliser, tant les ravages sont considérables sur le vivant, dont les humains. C’est la biodiversité dans son ensemble qui est menacée à un point critique par les pratiques agro-industrielles et la passivité de gouvernements complices.

Politis a choisi de s’associer à « Nous voulons des coquelicots ». Nous invitons nos lecteurs à rejoindre cet appel pour participer à l’essor d’un grand mouvement citoyen.

L’appel :

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises.

Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes. a

Pour signer l’appel : www.nousvoulonsdescoquelicots.fr

Les soutiens associatifs :

Alerte médecins pesticides, Amaplace sur la terre, Bio consom’acteurs, Bretagne vivante, Charlie Hebdo, Citoyens, santé, environnement, Colibris, Convention vie et nature, Dédé l’Abeillaud, Eaux et rivières de Bretagne, Fédération française des apiculteurs professionnels, Fermes d’avenir, France nature environnement, Frapna, Générations futures, GoodPlanet, Greenpeace, Groupe chiroptères Provence, Groupe N&P Lorraine-Alsace, Jardin de l’abbaye de Valsaintes, Jardins du Comminges, L’Âge de Faire, le Jardinier maraîcher du Florival, Les Amis de la Terre, LPO, Miramap, Nature et progrès, Noè, Novissen, Pax Christi, Réseau Amap IdF, Réseau école et nature, Res’OGM, Robin des bois, Santé environnement Auvergne Rhône-Alpes, SAPN, Sepanso Aquitaine, Terre vivante, Union nationale de l’apiculture française, Phyto-victimes.

À lire aussi >> Fabrice Nicolino : « Pour un soulèvement pacifique »

Publié dans
Tribunes

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