Choisir « la victime la plus victime déjà »

Luc Ferry suppute que les professeurs d’arabe risquent fort d’être des « islamistes ».

Après avoir déjà confectionné en 2016 un très discutable (1) mais très médiatisé (2) rapport sur « l’islam », l’Institut Montaigne, think tank thatchérien, vient d’en publier un nouveau, consacré cette fois à « la fabrique de l’islamisme », qui n’est pas moins problématique, et dont l’auteur – le « consultant » Hakim El Karoui – préconise notamment, pour lutter donc contre le « fondamentalisme » musulman, de renforcer, à la fin d’éviter que les mahométan·e·s n’envoient leurs enfants suivre les cours dispensés par les écoles coraniques et les mosquées (3), l’enseignement de la langue arabe à l’école – où son apprentissage est déjà proposé, au même titre, exactement, que celui de l’allemand, de l’anglais, du chinois, de l’espagnol, de l’italien, du portugais et du russe.

Immédiatement, Luc Ferry, qui fut naguère ministre de l’Éducation nationale (et qui s’est depuis reconverti, non sans succès, dans l’animation de croisières thématiques), s’est mis à crier, à l’antenne d’une radio privée où l’on semble priser le pointu de ses vues : « Est-ce qu’il s’agit de lutter contre l’islamisme ou de le faire entrer dans l’Éducation nationale ? Il y a très peu de contrôle sur le recrutement. Qui va enseigner ? Est-ce que ce sera une islamisation de l’Éducation nationale ? Est-ce que c’est une bonne idée pour lutter contre l’islamisation de la France ? Je ne sais pas… »

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