La bonne nouvelle du jour

L’avenir nous dira si le parti progressiste trouve un bénéfice dans la proclamation que l’immigration fait un problème.

Camarade,

Tu peux bien sûr continuer inlassablement, comme tu viens de le faire dans ton discours de clôture de ton université d’été, à fustiger « ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux » et à suggérer par ces mots, petit a, que « l’immigration tire à la baisse les salaires » – en faisant semblant de ne pas savoir que c’est ce que la Pen disait déjà en 2011 – et, petit b, de façon plus pernicieuse, que les militant·e·s antiracistes qui n’ont pas oublié qu’en réalité (1) « ce ne sont pas les immigrés qui font pression sur les salaires, mais le taux de profit que les capitalistes extirpent du travail des salariés, français ou immigrés, en France comme dans le monde entier » font le jeu du patronat et seraient donc – c’est induit – des traîtres à la cause anticapitaliste (2).

(À vrai dire, il est un peu étonnant, et peut-être aussi un peu désespérant, de te voir adhérer si étroitement à l’idée que le capitalisme, dans sa déclinaison néolibérale, serait au fond, et par calcul, accueillant aux migrant·e·s – liste non exhaustive – quand il est, de si longue date, si manifeste que c’est au contraire par l’entretien d’anxiétés altérophobes qu’il assure aussi son emprise : un peu étonnant, et peut-être aussi un peu désespérant, pour le dire autrement, que tu lui fasses un tel cadeau.)

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