Qui a peur du fantôme de François Hollande ?

L’ancien chef de l’État ne manque aucune occasion de placer son grain de sel. Mais reste d’abord un fervent défenseur… de lui-même.

Rentrée politique ou rentrée littéraire ? Pour la 47e séance de dédicace de son livre Les Leçons du pouvoir, François Hollande était le 31 août à Cherbourg, fief de son ami et dernier Premier ministre Bernard Cazeneuve. Voilà pour la rentrée littéraire. Pour l’occasion, il a discouru devant la presse et des militants du PS, égratignant pêle-mêle Sarkozy, Trump, Mélenchon et bien sûr son successeur à la présidence, Macron. Voilà pour la rentrée politique. « J’ai beau dire que je ne suis jamais “sorti”, si ce n’est de l’Élysée, a-t-il affirmé. Je ne suis jamais parti de la vie politique. »

De fait, en l’espace d’un an, l’ancien chef de l’État a déjà donné 32 interviews, et il ne manque aucune occasion de placer son grain de sel. Il y a peu, il avait commenté sur Europe 1 la démission de Nicolas Hulot d’un « il a eu raison ». Mais Hollande reste d’abord un fervent défenseur… de lui-même. À Cherbourg, il s’est de nouveau félicité de son action à la tête de l’État : « C’est nous [les socialistes] qui avons relancé la croissance. » Un tacle à l’intention d’Emmanuel Macron – sans jamais le nommer. « Un président travaille toujours pour son successeur, même si ce dernier ne le remercie pas… »

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