« Un peuple et son roi », de Pierre Schœller : L’émancipation en tête
Un peuple et son roi, de Pierre Schœller, montre le Paris révolutionnaire de 1789 à l’exécution de Louis XVI. Passionnant… et discutable.
dans l’hebdo N° 1520 Acheter ce numéro

C’était à se demander si, pour le cinéma, la Révolution française s’était faite sans le peuple. Danton, de Wajda ? Les Adieux à la reine, de Jacquot ? Ou même l’excellent La Nuit de Varennes, d’Ettore Scola ? À peine aperçoit-on, dans la plupart des films se déroulant à cette période, quelques ombres dans un coin de l’écran, hirsutes, frustes ou carrément barbares. Seul Renoir, dans sa Marseillaise, a montré un petit peuple d’insurgés, mais il reflète davantage les préoccupations des années 1930 que celles des sans-culottes.
Avec Un peuple et son roi, la Révolution descend enfin dans la rue. On est dans l’atelier d’un souffleur de verre, l’Oncle (Olivier Gourmet), où vit sa famille élargie. L’atelier donne dans une rue étroite, à la vue bouchée par la Bastille, qui vient d’être
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