Dossier : 10 bonnes nouvelles en Europe

Espagne : sortir de l’ornière néolibérale

La feuille de route du gouvernement de Pedro Sánchez, fruit d’un pacte entre le PSOE, son parti, et Podemos, laisse présager la fin, à tout le moins la suspension, de dures années marquées par les politiques d’austérité.

Et si l’Europe se laissait surprendre par un sursaut progressiste venu d’Espagne, là où on croyait le socialisme du PSOE emporté par la disparition du bipartisme en même temps que la gauche radicale de Podemos, le parti de Pablo Iglesias, en perte de vitesse ? La feuille de route du gouvernement de Pedro Sánchez, fruit d’un pacte entre le PSOE, son parti, et Podemos, laisse présager la fin, à tout le moins la suspension, de dures années marquées par les politiques d’austérité.

Le budget général de l’État espagnol pour l’année 2019 est certes encore en attente de validation par les Cortes, le Parlement. Mais le texte avance quelques mesures prometteuses, dont une augmentation significative du salaire minimum, qui passerait de 735 à 900 euros brut par mois (1). Son coût prévu (340 millions d’euros) serait vite digéré si la mesure venait à bénéficier rapidement aux principales victimes de la crise. À commencer par les jeunes, dont les perspectives d’avenir sont si réduites que des centaines de milliers d’entre eux ont été contraints d’émigrer depuis 2009, principalement dans d’autres pays européens. Car le taux de chômage au sein de cette population frôle 40 %, soit deux fois la moyenne européenne. L’université est par ailleurs si onéreuse qu’ont émergé les « nini », pour « ni travailleur ni étudiant ».

L’accord budgétaire prévoit aussi de belles promesses : un accès facilité aux bourses et une réduction des frais universitaires, une augmentation de la subvention annuelle par enfant, ou encore des mesures liées au logement : il faut, selon le texte, « blinder sa fonction sociale et éviter la spéculation ». Les seniors, très impactés par le néolibéralisme à l’espagnole, ne sont pas en reste : les retraites les plus basses devraient être augmentées (plus d’un milliard d’euros de dépenses).

Il reste 61% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents