Farida Amrani : Évry, c’est reparti !

Battue de peu par Manuel Valls en 2017, Farida Amrani s’apprête à la législative partielle. Sous l’étiquette La France insoumise, l’élue locale vise au rassemblement de tous les partis de gauche.

Toute sa scolarité, elle a été déléguée de sa classe. Excepté une année. « En CP, j’ai perdu face à la fille du dentiste », se souvient-elle en souriant. Trente-cinq ans plus tard, en 2017, c’est une autre défaite qui a propulsé en pleine lumière Farida Amrani, candidate de la France insoumise (LFI) à l’élection législative dans la première circonscription de l’Essonne. Avec 73 voix d’écart (139 dont 66 entachées d’irrégularités, selon le Conseil constitutionnel), c’est son opposant, Manuel Valls, qui a obtenu le ticket d’entrée du Palais Bourbon. « C’était une campagne rude, nous avions 22 candidats », se souvient-elle.

Prise dans un tourbillon médiatique en raison de la notoriété de l’ancien Premier ministre, Farida Amrani, habitante d’Évry depuis 1997, affirme être retournée depuis à ses premières amours. « Les services publics sont une priorité pour moi », affirme la fonctionnaire territoriale, qui indique avoir repris son poste au sein de la communauté d’agglomération Cœur d’Essonne dès le lendemain de la défaite. Un retour de courte durée, car déjà se dessine la perspective d’une seconde campagne. La candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone a en effet rebattu les cartes. Alors que l’ancien Premier ministre vient de déposer sa démission, Farida Amrani fourbit ses armes avant de se lancer dans l’élection législative partielle, qui aura lieu d’ici à la fin de l’année 2018. « J’ai pris conscience peu avant l’été que Manuel Valls allait briguer Barcelone », explique Farida Amrani.

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Très investie sur le plan local, la jeune femme sait pourtant que la partie pour l’Assemblée nationale n’est pas gagnée. « Il va falloir rassembler les forces de gauche, engager des discussions sur ce qui nous rassemble et présenter un front uni », prédit celle qui n’est pas encore officiellement candidate. Europe Écologie-Les Verts, Parti socialiste, Parti communiste, Génération·s… Elle a d’ores et déjà contacté les représentants de ces partis et doit organiser des rencontres dans la semaine. Un travail de dentellière aux résultats incertains. À l’échelle nationale, rassembler les forces de gauche ressemble à une mission impossible. « Dans la première circonscription de l’Essonne, les choses sont plus simples, les problématiques territoriales que nous rencontrons nous rassemblent », assure-t-elle.

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