Les promesses de l’aube

Deux ouvrages nous aident à désamorcer consumérisme et productivisme.

Dix ans après le krach, elle agonise. Brexit, Trump, Poutine, Salvini ou Orban signalent le crépuscule de l’hégémonie néolibérale. Le FMI s’alarme déjà de la prochaine catastrophe financière. Mais inutile de compter sur les dirigeants actuels pour tourner le dos au néolibéralisme et au populisme xénophobe, qui s’alimentent si bien mutuellement. Deux ouvrages tout juste publiés nous aident à penser ces politiques.

Éric Heyer, Pascal Lokiec et Dominique Méda (1) – respectivement économiste, juriste et sociologue – proposent de démocratiser le travail, notamment par un droit de codétermination (c’est-à-dire de veto) du comité social et économique (l’organe qui remplace les représentants élus du personnel dans l’entreprise). Ils suggèrent une nouvelle « règle d’or des finances publiques » : l’impôt pour financer les dépenses courantes, l’emprunt pour l’investissement public. L’Europe pourrait ainsi financer sa transition et devenir une « zone de haute qualité écologique et sociale ».

Mais ces auteurs ne disent pas que faire en cas de refus des partenaires européens. C’est là que Gilles Raveaud, dans un ouvrage bourré d’idées (2), va plus loin. Reconnaissant la quasi-impossibilité de réformer l’UE, il souligne aussi que ce n’est pas un problème : les traités ne régentent pas tout, et in fine l’Union n’a aucun pouvoir coercitif sur les États.

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